Chaque jour, dans des contextes variés — à domicile, en institution, à l’hôpital, en maison de repos ou encore dans l’espace public — de nombreux·ses professionnel·les sont amené·es à accompagner, directement ou indirectement, des situations de fin de vie. Cet enjeu ne concerne donc pas uniquement les équipes spécialisées en soins palliatifs mais traverse tous les champs d’intervention et concerne de facto l’ensemble des acteur·rices du social et de la santé.
Pourtant, bien que la fin de vie fasse partie intégrante des pratiques des un·es et des autres, elle demeure trop souvent peu explicitée et ses enjeux s’avèrent insuffisamment partagés. Beaucoup de professionnel·les expriment ainsi un manque de soutien, une faible légitimité ou un inconfort lorsqu’il s’agit d’aborder ces questions sensibles. Une situation qui peut nourrir des doutes, renforcer l’incertitude et parfois conduire à un sentiment d’isolement.
Face à ces constats, la Plateforme bruxelloise des soins palliatifs (Brusano) a organisé en janvier dernier une matinée de réflexion sur le thème « Faire une place à la fin de vie dans les métiers du social-santé ».
La matinée a été structurée en deux temps : des présentations sous forme de partages d’expérience puis des ateliers autour des questions du vécu dans la pratique professionnelle, de la collaboration avec d’autres professionnel·les, des ressources existantes et des besoins.
Une centaine d’acteur·rices du social/santé bruxellois représentant une grande variété de métiers,de fonctions et de réalités de travail (personnel de maisons de repos et de soins, médecins généralistes, infirmier·ères, intervenant·es du secteur social, prestataires dans le domaine du handicap, travailleur·euses de rue, psychologues, logopèdes, ergothérapeutes, accueillant·es, agent·es de pompes funèbres, juristes, volontaires…) ont répondu à l’invitation.
L’objectif était de favoriser les échanges transdisciplinaires, de croiser les regards et de soutenir les professionnel·les dans leur pratique tout en reconnaissant pleinement la place et le rôle de chacun·e dans l’accompagnement de la fin de vie.