L’orientation des bénéficiaires concerné·es par la réforme du chômage

Réseau

02 février 2026

La réforme du système d’allocations de chômage est entrée en application le 1er janvier dernier. Elle limite la durée des allocations de chômage à deux ans au maximum (avec des exemptions pour certains groupes).

En qualité de professionnel·le du social-santé, vous êtes susceptible d’être en contact avec des bénéficiaires concerné·es par cette réforme qui vous feront part de leur inquiétude et chercheront des réponses à leurs questions. Pour vous aider à orienter ces personnes vers l’aide adéquate, les équipes d’appui aux cinq bassins d’aide et de soins de la Région de Bruxelles-Capitale ont réalisé un inventaire des ressources disponibles sur le territoire.

Les personnes exclues du droit au chômage (environ 42.000 à Bruxelles d’ici juillet 2027 selon une estimation d’Actiris) pouvant s’adresser aux CPAS pour introduire une demande officielle d’aide, les initiatives d’information mises en place par les différents CPAS ont ainsi été recensées. Les équipes ont également identifié différents services aptes à répondre aux questions des personnes concernées et/ou accompagner celles-ci dans leurs démarches.

Ces ressources sont disponibles sur le site de chaque Bassin :

  • Bassin Sud > ici 
  • Bassin Sud-Est > ici
  • Bassin Nord > ici
  • Bassin Nord-Est > ici
  • Bassin Centre-Ouest > ici

Par ailleurs, Brusano entend contribuer pleinement à l’effort collectif nécessaire pour répondre à l’urgence sociale générée par cette réforme. Conjuguée à l’absence d’un gouvernement régional, celle-ci exerce en effet une pression croissante sur le système social-santé bruxellois (qu’il s’agisse des services publics, du secteur associatif ou des prestataires de soins) et va avoir un impact majeur sur la population.

L’enjeu dépasse le cadre strict des exclu·es du chômage. Beaucoup d’autres personnes, cohabitant·es ou proches, vont également être affectées et subir des répercussions importantes. Car l’exclusion ne signifie pas seulement la perte d’un revenu ; elle peut aussi entraîner un éloignement des institutions jusqu’à provoquer une rupture avec les dispositifs d’aide, d’accompagnement et de soins. Sur le terrain, les équipes font déjà état d’un risque réel d’augmentation de la précarité au sein des publics fragilisés, d’un creusement des inégalités sociales de santé et d’une hausse du non-recours. Les conséquences sur la santé, notamment mentale, des personnes concernées suscitent elles aussi de fortes inquiétudes. C’est toute la première ligne social-santé et l’ambulatoire — déjà fortement sollicités — qui vont ainsi voir la pression s’accentuer.

Le secteur associatif fait face à une multiplication des questions et craint une dégradation des situations. Les prestataires de soins, eux aussi, deviennent les premiers réceptacles des inquiétudes des patient·es. Beaucoup redoutent que de nombreuses personnes passent « sous le radar ». Dans ce contexte, il est plus que jamais essentiel de faire preuve de solidarité.

Brusano continuera ainsi à dénoncer tout ce qui, identifié collectivement avec les acteur·rices de terrain, renforce ces inégalités. Nous veillerons à

  • faire remonter vers les autorités les besoins des populations et des professionnel·les ;
  • interpeller les pouvoirs publics quant à des besoins non rencontrés ou des mesures qui semblent inadaptées ;
  • être force de proposition.

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